La tripe (el ligado) : l’âme et la force
Située au cœur du cigare, la tripe est un mélange de différentes feuilles qui définit l’arôme, la force et la complexité de la vitole.
- Le ligero : ce sont les feuilles du sommet de la plante. Elles reçoivent le plus de soleil, sont les plus sombres et donnent la force au cigare.
- Le seco : issues du milieu de la plante, ces feuilles apportent l’arôme et la finesse.
- Le volado : provenant de la base, ces feuilles ont peu de goût mais sont essentielles pour assurer une bonne combustion.
La sous-cape (el capote) : le squelette
C’est la feuille qui maintient la tripe en place. Son rôle est avant tout structurel : elle donne sa forme au cigare et assure une base solide pour la feuille finale. Bien que moins noble visuellement, elle contribue subtilement à la saveur globale.
La cape (la capa) : la robe et la séduction
C’est la feuille extérieure, la plus précieuse et la plus délicate. Elle est choisie pour sa perfection visuelle, son élasticité et sa finesse.
- Son rôle : elle influence environ 10% à 20% du goût final, mais elle est responsable de 90% de l’attrait visuel.
- Ses nuances : comme nous l’avons vu précédemment, sa couleur (de Claro à Oscuro) indique souvent le type de fermentation et le profil de douceur du cigare.
Les éléments de finition
- La tête et la coiffe : la tête est la partie que l’on coupe. Elle est scellée par la « coiffe », un petit morceau de tabac découpé à la main qui termine l’ouvrage avec élégance.
- Le pied : c’est l’extrémité que l’on allume. Il permet d’observer la densité du roulage.
- La bague (l’Anilla) : véritable sceau d’authenticité, elle porte l’identité de la manufacture. Comme nous l’avons exploré, elle est le symbole du passage du cigare de produit agricole à objet de luxe. Pour découvrir notre article sur la bague et son utilité, cliquez ici.